Accélérer le saut technologique dans le domaine des éoliennes offshores flottantes pour la transition vers des clusters innovants d’énergie verte.

La technologie de l’éolienne offshore flottante est nécessaire pour atteindre la neutralité climatique et consolider le leadership de l’Europe dans les énergies renouvelables à l’échelle mondiale. Bien que la technologie de l’éolien flottant ait démontré sa faisabilité technique grâce à des prototypes mis en service ces dernières années, son industrialisation et sa compétitivité restent encore à prouver.
Une limitation majeure des projets actuels d’éolien flottant réside dans l’absence d’optimisation intégrée entre les turbines et les flotteurs, ce qui entraîne une augmentation des dépenses d’investissement (CAPEX) et freine la viabilité commerciale. Par ailleurs, l’absence d’un cadre européen d’industrialisation pour la production et le déploiement à grande échelle d’éoliennes offshore flottantes constitue également un défi. La standardisation des processus de fabrication et l’optimisation de la logistique sont essentielles pour éviter les goulets d’étranglement d’ici 2030.
Dans ce contexte, ATLANTIC vise à provoquer une avancée majeure dans le secteur en proposant une solution de conception globale, intégrant à la fois les aspects technologiques et les chaînes d’approvisionnement européennes. Le projet démontrera une unité flottante disruptive de 5 MW, dotée d’une conception pyramidale, connectée au réseau électrique au Croisic, en France.
Il ouvrira la voie à un coût actualisé de l’énergie (LCOE) de 85 €/MWh d’ici 2030 (et 57 €/MWh au-delà de 2035), avec une empreinte carbone inférieure à 16 gCO2eq/kWh. Sur une période de deux ans, un suivi approfondi des données du pilote permettra d’optimiser les futures mises en service à l’échelle industrielle, en prenant en compte les performances, les enjeux environnementaux et la logistique portuaire.
Le projet posera également les bases de la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement européenne permettant la production à grande échelle de parcs éoliens flottants en mer et renforçant la souveraineté de l’Union européenne.
Pour atteindre cet objectif ambitieux, le consortium ATLANTIC, piloté par l’industrie, réunit 13 entités issues de 6 pays différents, dont 4 industriels et PME, 1 fondation d’intérêt public, 6 centres de recherche, 1 université et 1 organisation régionale.
Dans le cadre de ce projet, l’Institut de la Corrosion participe à la conception du système de protection cathodique de l’éolienne flottante en mer, assure le suivi des données de corrosion sur site et apporte son expertise sur la sélection des matériaux et des revêtements afin de garantir la durabilité en conditions offshore.

Participants du projet ATLANTIC
| VALOREM (France) : VALOREM est un opérateur indépendant d’énergies vertes, un groupe verticalement intégré présent à toutes les étapes d’un projet d’énergies renouvelables. | EOLINK (France) : EOLINK est une PME industrielle brestoise développant une technologie unique au monde, spécifiquement conçue pour la fabrication d’éolienne offshore flottante. |
| VALEMO (France) : VALEMO est un prestataire de services indépendant reconnu qui travaille sur de nombreux projets différents, de la phase de démonstration à l’exploitation commerciale de parcs d’énergies renouvelables. | Fondation OPEN-C (France) : La Fondation OPEN-C a pour missions d’opérer les 5 sites d’essais en mer français dans les domaines de l’éolien flottant et des Énergies Marines Renouvelables, suivre l’impact environnemental des projets et contribuer au développement de la filière. |
| Ifremer (France) : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer pour le développement durable des activités maritimes. | Agence Bretagne Next (France) : L’agence Bretagne Next est l’agence de développement économique de la Région Bretagne. Elle a une mission d’anticipation, de structuration et de promotion des filières économiques d’avenir incluant les énergies marines. |
| Dutch Marine Energy Centre (DMEC) (Pays-Bas) : DMEC est un accélérateur et un centre de connaissances dédié aux solutions d’énergie renouvelable offshore. | RISE Research Institutes of Sweden (Suède) : RISE Research Institutes of Sweden est l’institut de recherche et le partenaire d’innovation de la Suède. |
| Institut de la corrosion (France) : L’Institut de la Corrosion est un laboratoire de recherche et d’expertise en corrosion et solutions anti-corrosion pour les matériaux et les structures. | Fraunhofer-Gesellschaft (Allemagne) : Fraunhofer-Gesellschaft est l’un des principaux organismes mondiaux de recherche appliquée pour un avenir plus durable. |
| SINTEF Ocean (Norvège) : SINTEF Ocean est un institut de recherche indépendant appartenant au groupe SINTEF qui développe des technologies, des modèles et des outils numériques pour les industries maritimes durables. | National Technical University of Athens (NTUA) (Grèce) : L’École d’ingénierie civile de l’Université technique nationale d’Athènes, parfois appelée Polytechnique d’Athènes, est reconnue à l’échelle internationale. |
| Syntropie (France) : Syntropie est spécialisée dans la gestion de projets complexes de recherche et d’innovation financés par l’Union européenne. |
En savoir plus
CORDIS : https://cordis.europa.eu/project/id/101235705

Ce projet est cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de recherche et d’innovation Horizon Europe. En savoir plus sur les actions de la CINEA : European Climate, Infrastructure and Environment Executive Agency
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