Effets de l’hydrogène sur la mise en forme des aciers de 3ème génération pour les futurs véhicules.

Comprendre l’effet de l’hydrogène sur la mise en forme des aciers AHSS de 3e génération est crucial pour exploiter pleinement leur grand potentiel en tant que solutions légères rentables et durables pour la mobilité future. L’objectif principal de H2FORM3G est donc de fournir les outils nécessaires pour prévenir le risque de fissuration lors de la fabrication de composants automobiles et réduire le risque de rupture différée après formage.
Pour atteindre cet objectif, le projet vise à acquérir une compréhension approfondie de l’interaction entre l’hydrogène et la microstructure des aciers à trempe et partition (Q&P) durant le processus de formage, afin d’assurer leur application sûre dans la fabrication de pièces automobiles légères à des coûts abordables. Le projet inclut le développement de nouvelles méthodologies de caractérisation et de modèles prédictifs qui contribueront à accélérer la conception et l’optimisation de nouveaux composants automobiles en AHSS de 3e génération avec un poids réduit (10 à 20 % avec des économies correspondantes en émissions de CO2) et de meilleures performances en cas de collision. L’application de ces nouvelles méthodologies et modèles permettra de :
- réduire le délai de mise sur le marché de nouveaux produits acier haute performance,
- réduire le nombre de pièces défectueuses durant la production,
- réduire les déchets de matériaux (réduction estimée à 25 % des rebuts et 20 % d’économies d’émissions de GES) en limitant les méthodes par essais-erreurs et en encourageant les modèles prédictifs numériques.
Les solutions H2FORM3G devraient renforcer la compétitivité technologique de l’industrie sidérurgique et automobile européenne.
Dans le projet H2FORM3G projet, le rôle de l’Institut de la Corrosion est d’établir une méthode de chargement et de contrôle de l’hydrogène diffusible dans les aciers du projet et de mettre en place cette procédure sur des éprouvettes d’essai mécanique pour les partenaires du projet, en particulier l’ENSTA et l’UBS. L’Institut de la Corrosion réalise également la caractérisation des propriétés de l’hydrogène dans les aciers et des analyse de leur sensibilité à la fragilisation par l’hydrogène.

Participants
| FUNDACIO EURECAT (Espagne) est le principal centre technologique de Catalogne, fournissant au secteur industriel et commercial des technologies différentielles et une expertise avancée. | ALBA SINCROTRON (Espagne). Le consortium CELLS gère la source synchrotron espagnole ALBA, qui exploite actuellement treize lignes de lumière de pointe. |
| Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées BRETAGNE (France) est une école d’ingénieurs et un institut de recherche, proposant des formations de niveau master et doctorat. Elle mène des activités de formation et de recherche de haut niveau dans les domaines des TIC, des sciences mécaniques et des sciences humaines. | Arcelor Maizières Research (France) est le plus grand campus de recherche d’ArcelorMittal, axé sur quatre activités majeures. La division dédiée aux produits automobiles emploie environ 200 chercheurs et se concentre notamment sur le développement de nouveaux grades d’aciers et de leurs propriétés en service. |
| VOESTALPINE (Autriche) est une entité de la division Steel du groupe voestalpine, fondée en 1987. À Linz (Haute-Autriche), voestalpine Stahl GmbH exploite une aciérie intégrée d’une capacité annuelle de 5,9 Mt d’acier destiné aux produits plats. | Centro Ricerche FCA (Italie) est un organisme de recherche industrielle fournissant des services de R&D et d’innovation aux différentes entreprises du groupe FCA ainsi qu’à ses fournisseurs du secteur automobile. |
| MA (Italy) st la division automobile du groupe CLN dédiée à l’emboutissage de pièces en tôle pour voitures particulières et véhicules utilitaires. | Letomec (Italie) est une PME innovante et une spin-off de l’Université de Pise, promouvant la recherche scientifique et technologique grâce au développement de solutions de pointe pour l’industrie de l’hydrogène. |
| Université de Bretagne Sud (France) est une université pluridisciplinaire implantée sur trois campus situés dans le sud de la Bretagne, en France. | UNIPI Universita de Pisa (Italie) est une institution publique d’enseignement supérieur et de recherche, comprenant 20 départements, 17 bibliothèques, 13 musées et 26 centres. |
| Institut de la Corrosion (France) est l’un des plus grands laboratoires dans le domaine de la corrosion et de la protection anticorrosion des matériaux et des structures. |
Résultats et publications
A venir
En savoir plus
EURECAT : https://eurecat.org/portfolio-items/h2form3g/


Ce projet est co-financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme RFCS (Research Fund for Coal and Steel)
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