Expertise corrosion industrielle : diagnostic & analyse
Depuis 2002, l’Institut de la Corrosion propose une expertise corrosion industrielle complète : compréhension des mécanismes, prévention et maîtrise de la dégradation des matériaux. Notre équipe de docteurs, ingénieurs et techniciens est spécialisée en science des matériaux, métallurgie, chimie et électrochimie. Elle mobilise des moyens d’essais et d’analyse parmi les plus complets d’Europe. L’objectif : répondre aux enjeux de durabilité, de fiabilité et de conformité normative de vos équipements et produits.
Notre expertise corrosion industrielle : R&D, essais et analyse
La corrosion représente un coût considérable pour l’industrie mondiale : défaillances prématurées, arrêts non planifiés, non-conformités réglementaires, pertes de performance. Face à ces enjeux, nos équipes interviennent à chaque étape du cycle de vie de vos équipements. De la sélection des matériaux en phase de développement jusqu’à l’analyse de défaillance en service.
Notre approche repose sur trois piliers.
- Le premier : les essais accélérés en laboratoire, pour prédire le comportement à long terme des matériaux.
- Le deuxième : les expositions en conditions réelles, avec mesure de la corrosivité atmosphérique.
- Le troisième : la caractérisation avancée, pour identifier les mécanismes de dégradation à toutes les échelles.
Ce couplage essais/analyses est la clé d’une expertise corrosion véritablement opérationnelle et exploitable pour vos décisions techniques.
L’Institut de la Corrosion compte plus de 300 publications et 190 rapports R&D en corrosion et protection anticorrosion. Son réseau ARCOR réunit 83 industriels membres. Ces deux atouts lui confèrent un référentiel d’expérience unique pour traiter les problématiques les plus exigeantes.
Nos moyens d’essais et d’analyse en corrosion
Notre expertise corrosion industrielle s’appuie sur une infrastructure d’essais parmi les plus complètes d’Europe. Elle couvre tous les environnements corrosifs industriels, des conditions atmosphériques aux milieux les plus sévères. Chaque programme est défini en concertation avec vos équipes techniques, au plus près de vos contraintes réelles et des exigences de vos donneurs d’ordre.
Essais en eau de mer naturelle et milieux marins
Nos deux stations marines sont alimentées en eau de l’Atlantique. Elles permettent des essais d’immersion, de zone de marnage et de zone d’embruns à toutes les échelles : du coupon de laboratoire à l’équipement complet. Les paramètres environnementaux (température de 4 °C à 90 °C, débit, oxygène dissous, chloration) sont contrôlés en continu.
Le suivi électrochimique peut atteindre 500 canaux en acquisition de données à distance. Ces moyens couvrent notamment le vieillissement de revêtements et d’élastomères en eau de mer, les essais de décollement cathodique selon ISO 15711 et ISO 21809, ainsi que la protection cathodique à l’échelle réelle via déploiement de lignes de mouillage.
→ En savoir plus sur nos stations marines et laboratoire eau de mer

Corrosion dans les sols
Notre laboratoire sol est dédié à l’étude des canalisations et structures enterrées. Il permet de travailler dans des sols naturels ou synthétiques. Les paramètres contrôlés incluent la teneur en eau, la résistivité, les chlorures, les sulfates et l’activité microbiologique. Les essais couvrent la corrosion par aération différentielle, le décollement cathodique, les courants vagabonds et la biocorrosion (MIC). La modélisation par éléments finis (COMSOL Multiphysics) complète ces travaux pour simuler la distribution des courants et potentiels en conditions réelles.
→ En savoir plus sur notre laboratoire sol
Essais de corrosion accélérés en laboratoire
Notre parc d’enceintes climatiques couvre l’ensemble des configurations normatives et sur mesure. Les essais disponibles comprennent : la corrosion cyclique (CCT/ACT) selon VDA 233-102, ISO 11997-3, ISO 12944-6/9 et Renault ECC1 ; le brouillard salin neutre ou acide (NSS/AASS/CASS) selon ISO 9227 et ASTM B117 ; le vieillissement UV accéléré selon ISO 4892-3 et ASTM G154 ; les essais climatiques combinés de −40 °C à +180 °C. Notre chambre walk-in de 12 000 litres permet de tester des pièces à l’échelle réelle : composants de grande dimension, assemblages complets, structures entières.
→ En savoir plus sur nos enceintes de tests climatiques et de corrosion accélérée

Milieux sévères : hydrogène, ammoniac, H₂S, haute pression et haute température
Certaines applications industrielles (pétrole et gaz, chimie, énergies bas carbone) exposent les matériaux à des fluides toxiques, explosifs ou hautement corrosifs dans des conditions de pression et de température extrêmes.
Nos installations hautement sécurisées permettent de qualifier vos matériaux dans ces environnements critiques : hydrogène haute pression, ammoniac liquide, CO₂ supercritique, H₂S et services acides (Sour Service), hautes températures. Ces essais évaluent la résistance à la fissuration sous contrainte (SSC/HIC) et à la fragilisation par l’hydrogène. Ils couvrent aussi la corrosion sous contrainte en conditions de service réel. Les référentiels appliqués sont NACE TM0177, NACE TM0284 et ISO 15156.
→ En savoir plus sur nos essais en milieux sévères
Expositions naturelles : immersion en mer, enfouissement en sol et atmosphères naturelles
Au-delà des essais en laboratoire, l’Institut de la Corrosion exploite un ensemble de sites et dispositifs d’exposition en conditions naturelles pour évaluer le comportement à long terme des matériaux et revêtements dans des environnements réels et non simulés. Ces expositions naturelles constituent une référence incontournable pour valider les corrélations avec les essais accélérés, alimenter les modèles prédictifs de durée de vie et répondre aux exigences de qualification les plus exigeantes.
Immersion en mer profonde
Des lignes de mouillage instrumentées sont déployées en milieu océanique à des profondeurs variables. Elles permettent d’exposer des éprouvettes, des systèmes de revêtement ou des assemblages en immersion totale. Les conditions reproduites (pression, température, oxygène dissous, activité biologique) sont représentatives des environnements sous-marins profonds. Ces expositions sont particulièrement pertinentes pour les applications offshore (pipelines, ombilicaux, …) et fournissent des données critiques pour les énergies marines du futur.
→ En savoir plus sur nos capacités d’exposition en eau de mer naturelle


Enfouissement en sol
Des sites d’enfouissement permettent d’exposer des matériaux et revêtements dans des sols naturels contrôlés ou représentatifs de contextes industriels. Les paramètres électrochimiques sont suivis in situ : potentiel de corrosion, vitesse de corrosion, courants de protection cathodique. Ces expositions sont conduites pour qualifier la tenue des canalisations enterrées, des anodes sacrificielles et des systèmes de protection cathodique en milieu terrestre.
→ En savoir plus sur nos moyens d’exposition dans les sols
Exposition naturelle sur sites atmosphériques
Nos sites d’exposition atmosphérique couvrent toutes les catégories de corrosivité selon la norme ISO 9223. La gamme va de C2 (rural, faiblement corrosif) jusqu’à CX (extrêmement corrosif). Le site de Brest, en environnement marin atlantique, offre en particulier des conditions d’agressivité élevées (C4–C5) pour les essais de vieillissement naturel en atmosphère marine. Ces expositions permettent de qualifier des revêtements anticorrosion selon ISO 12944-6. Elles servent aussi à construire des bases de données de vieillissement à long terme. Enfin, elles valident les résultats d’essais accélérés par rapport au comportement en service réel.
→ En savoir plus sur nos sites d’exposition

Caractérisation avancée : comprendre les mécanismes de corrosion
Identifier la nature et les causes d’une dégradation est souvent aussi important que de la mesurer. Notre plateforme analytique regroupe tous les équipements nécessaires pour caractériser la corrosion et les endommagements. Elle couvre toutes les échelles : des phénomènes de surface jusqu’aux interfaces et structures internes.
Spectroscopie et analyse de surface
La spectroscopie Raman (Xplora Plus) identifie les espèces chimiques en surface ou en coupe, sans contact, avec cartographie 2D. Le profilomètre interférométrique (Wyko NT1100) produit des topographies 3D et des mesures de rugosité. Il quantifie aussi les piqûres en profondeur, volume et densité. La sonde de Kelvin à balayage (SKP) cartographie les potentiels de surface sans contact, rendant visible la délamination sous-jacente des revêtements et les phénomènes de corrosion atmosphérique sous film mince.


Méthodes électrochimiques
Les méthodes électrochimiques sont cruciales pour quantifier les cinétiques de corrosion et comprendre les mécanismes de dégradation à l’échelle des interfaces. Nos potentiostats et galvanostats couvrent l’ensemble des techniques : courbes de polarisation, spectroscopie d’impédance (EIS), couplage galvanique, potentiel libre, polarisation cyclique. L’électrode à disque tournant (RDE) et l’électrode à cylindre tournant (RCE) permettent d’étudier les cinétiques en régime hydrodynamique. La cellule Avesta est utilisée pour déterminer les températures critiques de piqûration et de corrosion caverneuse des aciers inoxydables et alliages CRA. Ces essais sont conduits aussi bien en laboratoire qu’en eau de mer naturelle, en sols ou en milieux de process.
Des secteurs industriels variés, une expertise commune
L’Institut de la Corrosion accompagne des industriels dans des domaines très divers. Tous sont confrontés à un enjeu commun : maîtriser la dégradation des matériaux dans des environnements agressifs.
- L’industrie automobile, pour la validation des systèmes anticorrosion selon les normes constructeurs (Renault, Volvo, Scania…) et le développement de modèles prédictifs de dégradation en conditions de service.
- L’aéronautique, pour l’évaluation des alliages aluminium, des aciers inoxydables et des traitements de surface selon les standards Airbus, Boeing et les normes militaires.
- L’industrie pétrolière et gazière, pour la qualification de matériaux en environnements haute pression / haute température et milieux acides ou contenant du H₂S.
- Les infrastructures offshore et onshore, pour la protection cathodique, la tenue des revêtements et la fatigue-corrosion en conditions marines ou en sols.
- Les énergies bas carbone, pour la qualification de matériaux en présence d’hydrogène, d’ammoniac, de CO₂ supercritique, en milieux nucléaires et en conditions d’électrolyseurs.
- L’industrie chimique et des procédés, pour l’évaluation de la compatibilité matériaux-fluides et le diagnostic de corrosion sur installations en service.
- L’industrie de l’eau, pour l’analyse de la biocorrosion (MIC) et la qualification des matériaux au contact de l’eau potable ou d’effluents.
- Le bâtiment, pour la qualification des produits prélaqués et des façades via exposition naturelle et essais accélérés.
- Le secteur de la santé et des implants médicaux, pour l’évaluation de la résistance à la corrosion d’implants et d’instruments chirurgicaux en milieux physiologiques simulés.
Pourquoi choisir l’Institut de la Corrosion ?
- 24 ans d’expertise corrosion industrielle. Depuis Brest en 2002, la corrosion et la protection anticorrosion constituent l’axe principal de notre activité : toutes nos références ici. Cette focalisation garantit une profondeur d’expertise qu’un laboratoire généraliste ne peut offrir.
- Une équipe de spécialistes. 70 docteurs et ingénieurs en science des matériaux, métallurgie, chimie et électrochimie. Chaque projet est traité par des experts dont la pratique quotidienne porte sur la corrosion.
- Des moyens d’essais parmi les plus complets d’Europe. Enceintes climatiques multi-volumes, chambre walk-in de 12 m³, laboratoire eau de mer naturelle, bancs haute pression, plateformes électrochimiques : une infrastructure rarement réunie dans une entité privée et indépendante.
- Réactivité et proximité industrielle. Trois sites (Brest, Saint-Étienne, Lyon) pour répondre rapidement : essai ponctuel, programme R&D pluriannuel ou expertise de défaillance en urgence.
- Un réseau industriel unique : ARCOR. 83 industriels autour de projets de recherche collaboratifs. Un écosystème de partage de connaissances et de mutualisation des moyens accessible à tous nos partenaires.
- Certifications et accréditations. ISO 9001 (Brest depuis 2013, Saint-Étienne depuis 2001), ISO 45001 (Saint-Étienne), MASE (Lyon depuis 2017), et accréditations spécifiques de constructeurs automobiles et aéronautiques.
Parlons de votre projet
Vous faites face à un problème de corrosion, vous devez qualifier un matériau ou un revêtement, vous souhaitez lancer un programme de R&D anticorrosion ou répondre à une exigence normative ? Nos experts sont disponibles pour définir avec vous la meilleure approche — qu’il s’agisse d’un essai standard, d’un protocole sur mesure ou d’un partenariat de recherche.
F.A.Q – Expertise corrosion industrielle
1. Sur quels types de matériaux intervenez-vous ?
L’Institut de la Corrosion intervient sur l’ensemble des matériaux métalliques industriels : aciers au carbone, aciers inoxydables, alliages d’aluminium, de cuivre, de titane et alliages CRA. Nous évaluons aussi les revêtements organiques, les traitements de surface et les plastiques et composites.
2. Proposez-vous des essais en dehors des normes standard ?
Oui. Nous concevons régulièrement des protocoles et des bancs d’essai sur mesure pour reproduire des environnements spécifiques qui ne correspondent à aucune norme existante : fluides industriels spécifiques, cycles thermiques particuliers, haute pression, mélande de gaz, conditions d’écoulement spécifiques, environnements multiphasiques. C’est l’une de nos spécificités.
3. Comment démarrer une collaboration ?
La première étape est un échange avec l’un de nos ingénieurs pour qualifier votre besoin : nature du matériau ou du revêtement, environnement d’exposition, objectif de l’essai (développement, qualification, expertise de défaillance), contraintes normatives. Nous proposons ensuite un programme d’essais adapté, avec délais et tarification. Contactez-nous via le formulaire ou directement par téléphone sur l’un de nos trois sites.
4. Quelle est la différence entre un essai de brouillard salin et un essai de corrosion cyclique ?
Le brouillard salin expose les pièces de manière continue à une contamination saline. La corrosion cyclique alterne des phases humides, sèches et salines, reproduisant des conditions plus représentatives du vieillissement réel en service. Les essais cycliques sont généralement plus pertinents pour comparer des solutions et anticiper la durée de vie en conditions d’utilisation.
5. Proposez-vous des solutions de surveillance de la corrosion en temps réel ?
Oui. Au-delà des essais en laboratoire, l’Institut de la Corrosion développe et déploie des capteurs de corrosion sur mesure pour le monitoring en continu de vos équipements et infrastructures en service. Ces solutions permettent de mesurer en temps réel les vitesses de corrosion, les potentiels et les courants de protection cathodique, sur site ou à distance. → En savoir plus sur nos capteurs et solutions de contrôle
6. Quels secteurs accompagnez-vous en priorité ?
Nous intervenons dans tous les secteurs industriels confrontés à des enjeux de corrosion. Nos domaines d’application couvrent notamment l’automobile, l’aéronautique, l’industrie pétrolière et gazière, les énergies bas carbone, l’offshore et l’onshore, la chimie et les procédés, l’eau, le bâtiment et les implants médicaux.
7. Intervenez-vous sur les problématiques combinant sollicitations mécaniques et corrosion ?
Oui. La corrosion sous contrainte, la fatigue-corrosion et le fretting-corrosion sont des mécanismes critiques dans de nombreux secteurs. Nos équipes disposent de moyens d’essais dédiés pour étudier ces interactions, notamment pour les structures offshore, les implants médicaux et les assemblages en milieu agressif. → En savoir plus sur nos activités mécanique et corrosion